Investissement locatif : vers une prolongation des avantages fiscaux actuels ?

9 novembre 2009 par Les Echos

La commission des Finances de l'Assemblée refuse de réduire, de 5 points l'an prochain, l'exonération d'impôt en cas d'investissement locatif dans un logement à forte consommation d'énergie. Le gouvernement se dit prêt à en discuter.

Le développement de la fiscalité verte ne doit pas se faire au détriment du soutien au marché immobilier.

C'est le message que les députés, réunis en commission des Finances vendredi, ont adressé au gouvernement, celui-ci ayant décidé de réduire les avantages fiscaux de l'investissement locatif (dispositif Scellier) pour les logements fortement consommateurs d'énergie.

Selon la loi de Finances 2010, la réduction d'impôt en cas d'investissement dans un logement peu économe doit être ramenée de 25 % à 20 % l'an prochain. Mais la commission des Finances a voté un amendement à l'unanimité pour annuler cette disposition. " Il est primordial de maintenir la confiance des investisseurs ", indiquent ses deux auteurs, Gilles Carrez et François Scellier, pour justifier ce sursis d'un an.

Le gouvernement se dit prêt à en discuter, mais cherche un compromis pour que l'idée de verdissement fiscal soit préservée. Le taux d'exonération sera, en revanche, bien ramené à 15 % en 2011.

Sous couvert de soutenir le marché immobilier, François Scellier en profite pour prolonger, jusqu'en 2012, l'avantage maximal (25 %) pour les logements à basse consommation d'énergie. Celui-ci aurait dû décroître à compter de 2011.

Dans: Immobilier