Accueil › Actualités Fiscales
Actualités Fiscales
À compter de l'imposition des revenus perçus en 2009, l’avantage fiscal procuré par certaines déductions, réductions ou crédits d’impôt est limité chaque année.
Au titre de sa première année d'application, cette limite est fixée à une somme égale à 25 000 € à laquelle s'ajoute 10 % du revenu imposable servant de base au calcul de l'impôt sur le revenu.
Si le montant total du gain fiscal procuré par les avantages fiscaux plafonnés excède cette somme, l’excédent éventuel sera ajouté à votre imposition.
1 - Dispositifs concernés
Seuls sont pris en compte pour le plafonnement, les avantages fiscaux à caractère économique afférents à un investissement et ceux ayant pour contrepartie une prestation dont vous bénéficiez.
Les avantages fiscaux ayant pour objet la contrepartie d'une situation que vous subissez (prise en charge de la dépendance ou du handicap, déduction des pensions alimentaires) ou la poursuite d'un objectif d'intérêt général sans contrepartie pour vous (mécénat) ou bénéficiant aux entreprises, sont exclus du champ d'application du plafonnement global.
• Liste des dispositifs
L'avantage en impôt procuré par les déductions au titre des amortissements (uniquement pour les investissements réalisés à compter de 2009) :
• l'amortissement Robien,
• l'amortissement Borloo neuf.
• le crédit d'impôt au titre des intérêts d'emprunt supportés pour l'acquisition ou la construction de l'habitation principale,
• le crédit d'impôt pour dépenses d'équipement de l'habitation principale en faveur du développement durable,
• la réduction ou le crédit d'impôt pour emploi d'un salarié à domicile,
• le crédit d'impôt pour frais de garde des jeunes enfants,
• le crédit d'impôt au titre des revenus distribués,
• la réduction d'impôt Scellier,
• la réduction d'impôt Bouvard (location en meublé non professionnelle)
• les réductions d'impôt au titre des investissements dans l'immobilier de loisir,
• la réduction d'impôt au titre des investissements dans des résidences hôtelières à vocation sociale,
• les réductions d'impôt au titre des investissements réalisés outre-mer y compris la créance imputée en cas de remboursement de la réduction d'impôt au titre de l'investissement outre-mer dans le cadre d'une entreprise (Girardin entreprise), mais à l'exception de la part rétrocédée,
• la réduction d'impôt au titre d'investissements forestiers,
• les réductions d'impôt au titre des souscriptions en numéraire au capital de PME ou de certains fonds (FIP, FIP Corse, FCPI),
• la réduction d'impôt au titre de travaux de conservation ou de restauration d'objets classés,
• la réduction d'impôt au titre du maintien et protection du patrimoine naturel,
• la réduction d'impôt SOFICA,
• le crédit d'impôt pour primes d'assurance contre les loyers impayés,
• la réduction d'impôt SOFIPECHE,
• la réduction d'impôt au titre des versements sur un compte épargne codéveloppement,
• la réduction d'impôt Malraux,
• la réduction d'impôt au titre de la télédéclaration.
• Date de réalisation de l'investissement
Le plafonnement s'applique pour la première fois au titre de l'imposition des revenus de 2009, et aux seuls avantages fiscaux accordés au titre des dépenses payées, des investissements réalisés ou des aides accordées à compter du 1er janvier 2009.
Les avantages résultant des dépenses ou investissements engagés avant cette date ne rentrent pas dans le plafonnement global des niches fiscales.
S'agissant des dispositifs Robien recentré et Borloo neuf, seuls seront plafonnés les avantages procurés par :
• des logements acquis neufs ou en état futur d'achèvement en 2009 et des logements que vous faites construire et qui ont fait l'objet, à compter du 1er janvier 2009, d'une déclaration d'ouverture de chantier,
• des locaux affectés à un usage autre que l'habitation acquis en 2009 et que vous transformez en logements,
• des logements acquis en 2009 que vous réhabilitez en vue de leur conférer des caractéristiques techniques voisines de celles des logements neufs,
• des souscriptions en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital de SCPI réalisées en 2009.
S'agissant du dispositif Girardin, seules sont prises en compte les réductions d'impôt et la créance de remboursement acquises au titre :
• des investissements pour lesquels une demande d'agrément ou d'autorisation préalable est parvenue à l'administration après le 1er janvier 2009,
• des acquisitions d'immeubles ayant fait l'objet d'une déclaration d'ouverture de chantier après le 1er janvier 2009,
• des acquisitions de biens meubles corporels livrés à compter du 1er janvier 2009, à l'exception de ceux commandés avant cette date et pour lesquels ont été versés des acomptes au moins égaux à 50 % de leur prix,
• des travaux de réhabilitation d'immeuble engagés après le 1er janvier 2009, à l'exception de ceux pour lesquels des acomptes au moins égaux à 50 % de leur prix ont été versés avant cette date.
2 - Niveau du plafonnement
Le niveau du plafonnement est fixé à la somme de :
• 25 000 € et de 10 % du revenu imposable au barème de l'impôt sur le revenu pour les investissements initiés et les dépenses effectuées en 2009,
• 20 000 € et de 8 % du revenu imposable au barème de l'impôt sur le revenu pour les avantages accordés au titre des dépenses payées, des investissements réalisés ou des aides accordées à compter du 1er janvier 2010.
Ce nouveau plafond réduit ne s'applique pas aux avantages fiscaux résultant d'investissements initiés avant le 1er janvier 2010 (qui restent soumi au plafond de 2009). Il s'agit :
• pour les investissements outre mer Girardin et Jego :
- des investissements productifs pour l'agrément ou l'autorisation préalable desquels une demande est parvenue à l'administration avant le 1er janvier 2010,
- des immeubles ayant fait l'objet d'une déclaration d'ouverture de chantier avant le 1er janvier 2010,
- des biens meubles corporels commandés avant le 1er janvier 2010 et pour lesquels des acomptes au moins égaux à 50 % de leur prix ont été versés,
- des travaux de réhabilitation d'immeubles pour lesquels des acomptes au moins égaux à 50 % de leur prix ont été versés avant le 1er janvier 2010 ;
• pour le dispositif Bouvard (loueurs en meublé non professionnels) des logements pour lesquels une promesse d'achat ou une promesse synallagmatique a été souscrite avant le 1er janvier 2010 ;
• pour le dispositif Scellier des logements ou des locaux pour lesquels une promesse d'achat ou une promesse synallagmatique a été souscrite avant le 1er janvier 2010.
Pour l’appréciation de la limite de 10 % ou de 8 % du revenu imposable :
• les revenus soumis à l’impôt sur le revenu, sur option du contribuable selon une base moyenne (dispositif de lissage et d'étalement des bénéfices agricoles, moyenne triennale applicable aux salaires et BNC provenant de la production littéraire, scientifique ou artistique ou de la pratique d'un sport) ou fractionnée (revenus agricoles exceptionnels, indemnités de départ ou de mise à la retraite, sortie en capital d'un PERP) sont pris en compte, pour le montant soumis au barème de l'impôt sur le revenu ;
• les revenus soumis à l’impôt sur le revenu selon le système du quotient (revenus exceptionnels et différés, pécule des footballeurs, sommes perçues par les sociétaires du CREF, gain de levée d'option en cas de cession ou de conversion imposable dans la catégorie des traitements et salaires…) sont pris en compte, pour le montant soumis au barème de l'impôt sur le revenu, avant multiplication de la cotisation supplémentaire obtenue.
3 - Liquidation du plafonnement
Le total des avantages en impôt procurés par l'imputation sur le revenu foncier des amortissements Borloo et Robien recentré et du montant des réductions et crédits d'impôt listés ci-dessus ne doit pas excéder la limite visée ci-dessus. A défaut, l’excédent éventuel sera ajouté à votre imposition.
• Evaluation de l'avantage résultant des amortissements Robien et Borloo
L’avantage en impôt procuré par les déductions au titre de l’amortissement Robien et Borloo doit être calculé en appliquant le barème progressif de l'IR sur la base d’un montant déterminé par différence entre le résultat net foncier déclaré et le résultat net foncier calculé en excluant les déductions au titre de l'amortissement.
En présence d’un déficit foncier dont le montant excède la limite d’imputation sur le revenu global, la base de l’avantage en impôt mentionné ci-dessus est limitée à 10 700 € ou 15 300 € (en présence d'un immeuble Périssol).
• Précisions sur les réductions et crédits d'impôt
Pour le calcul du plafonnement on retient le montant des réductions d'impôt acquises au cours de l'année d'imposition, ainsi que, le cas échéant, le montant de réductions acquises antérieurement et reportées.
S'agissant des réductions d'impôt accordées au titre des investissements outre-mer donnant lieu à rétrocession (Girardin entreprise et Jego), seule la partie de la réduction non rétrocédée est retenue pour l'appréciation du plafonnement global :
Ainsi, pour apprécier le plafond, on ne retient que :
• 50 % de l'avantage donnant lieu à une rétrocession à 50 % ;
• 40 % de l'avantage donnant lieu à une rétrocession à 60 % ;
• 35 % de l'avantage donnant lieu à une rétrocession à 65 %.
http://www.fidanciel.com/actualites-fiscales/plafonnement-global-des-niches-fiscales-mars-2010
Le barème de l'administration fiscale des frais kilométriques permet à ceux qui le souhaitent d'opter pour la déduction de leurs frais réels dans le cadre de leur future déclaration des revenus 2009 à payer en 2010. C'est également ce barème qui est retenu par les employeurs pour rembourser les frais de déplacement des salariés.
Les dépenses relatives à l'utilisation d'une automobile, d'un vélomoteur, d'un scooter ou d'une moto peuvent être évaluées par l'application d'un barème kilométrique publié chaque année par l'administration fiscale, qui vient de le mettre à jour (instruction 5 F-12-10 du 19 mars 2010). Ce barème ne présente qu'un caractère indicatif. Les contribuables peuvent faire état de frais plus élevés, à condition, bien entendu, d'apporter les justifications nécessaires.
En se basant sur les nouveaux barèmes, les salariés peuvent demander aux services fiscaux la déduction de leurs frais réels pour l'impôt 2010 sur les revenus 2009. Ces barèmes ne peuvent être utilisés que pour les véhicules dont le salarié lui-même ou, le cas échéant, son conjoint, est personnellement propriétaire. Ils peuvent également être utilisés pour les véhicules dont le salarié est copropriétaire. Ces barèmes sont calculés notamment en fonction de la puissance du véhicule ( nombre de chevaux) et du nombre de kilomètres parcourus (certains frais comme les frais de garage ou les frais de péage d'autoroute ne sont néanmoins pas pris en compte dans le calcul de ces barèmes).
Barème applicable aux voitures
Voici le barème pour les automobiles :
| Puissance administrative | Jusqu'à 5.000 kms | De 5.001 à 20.000 kms | Au delà de 20.000 km |
| 3 CV | d x 0,387 | (d x 0,232) + 778 | d x 0,271 |
| 4 CV | d X 0,466 | (d x 0,262) + 1 020 | d x 0,313 |
| 5 CV | d X 0,512 | (d x 0,287) + 1 123 | d x 0,343 |
| 6 CV | d X 0,536 | (d x 0,301) + 1 178 | d x 0,360 |
| 7 CV | d X 0,561 | (d x 0,318) + 1 218 | d x 0,379 |
| 8 CV | d X 0,592 | (d x 0,337) + 1 278 | d x 0,401 |
| 9 CV | d X 0,607 | (d x 0,352) + 1 278 | d x 0,416 |
| 10 CV | d X 0,639 | (d x 0,374) + 1 323 | d x 0,440 |
| 11 CV | d X 0,651 | (d x 0,392) + 1 298 | d x 0,457 |
| 12 CV | d X 0,685 | (d x 0,408) + 1 383 | d x 0,477 |
| 13 CV | d X 0,697 | (d x 0,424) + 1 363 | d x 0,492 |
d représente la distance parcourue
Exemples :
-Pour 4.000 km parcourus à titre professionnel avec un véhicule de 6 CV, le contribuable peut faire état d'un montant de frais réels égal à : 4.000 km x 0,536 = 2 1 44 euros.
-Pour 6 000 km parcourus à titre professionnel avec un véhicule de 5 CV, le contribuable peut faire état d'un montant de frais réels égal à : (6.000 km x 0,287) + 1 123 = 2 845 euros.
-Pour 22.000 km parcourus à titre professionnel avec un véhicule de 7 CV, le contribuable peut faire état d'un montant de frais réels égal à : 22.000 km x 0,79 = 8 338 euros.
Barème applicable aux cyclomoteurs
Il s'agit de deux-roue dont la vitesse maximale par construction ne dépasse pas 45 km/h et équipé d'un moteur d'une cylindrée ne dépassant pas 50 cm³ s'il est à combustion interne, ou d'une puissance maximale nette n'excédant pas 4 kw pour les autres types de moteur. Il peut s'agir, selon les dénominations commerciales, de scooters, de vélomoteurs.
| Jusqu'à 2.000 km | De 2001 à 5.000 km | Au-delà de 5.000 km |
| d x 0,254 | (d x 0,061) + 386 | d x 0,138 |
| d représente la distance parcourue | ||
Il s'agit de deux-roue dont la vitesse maximale par construction ne dépasse pas 45 km/h et équipé d'un moteur d'une cylindrée ne dépassant pas 50 cm³ s'il est à combustion interne, ou d'une puissance maximale nette n'excédant pas 4 kw pour les autres types de moteur. Il peut s'agir, selon les dénominations commerciales, de scooters, de vélomoteurs.
Exemples :
-Un contribuable ayant parcouru 2 500 km, dont 1 800 km à titre professionnel, avec un vélomoteur dont la cylindrée est inférieure à 50 cm3 peut obtenir la déduction de : 1 800 x 0,254 = 457 euros,
-Un contribuable ayant parcouru 3 000 km à titre professionnel, avec un scooter dont la cylindrée est inférieure à 50 cm3 peut obtenir une déduction de : (3 000 x 0,061) + 386 = 569 euros,
-Pour un parcours professionnel de 5 100 km effectué avec un scooter dont la cylindrée est inférieure à 50 cm3, le montant de la déduction est de : 5 100 x 0,138 = 704 euros.
Barèmes des frais de « deux roues » d'une cylindrée supérieure à 50 cm3
Exemples :
| Puissance administrative | Jusqu'à 3.000 km | De 3.001 à 6.000 km | Au-delà de 6.000 km |
| 1 ou 2 CV | d x 0,318 | (d x 0,080) + 714 | d x 0,199 |
| 3, 4 ou 5 CV | d x 0,378 | (d x 0,066) + 936 | d x 0,222 |
| Plus de 5 CV | d x 0,489 | (d x 0,063) + 1 278 | d x 0,276 |
| d représente la distance parcourue | |||
Exemples :
-Un contribuable ayant parcouru 4 000 km, dont 2 000 km à titre professionnel, avec une moto dont la puissance administrative est de 5 CV peut obtenir la déduction de : 2 000 x 0,378 = 756 euros.
-Pour un parcours de 5 000 km effectué à titre professionnel avec un scooter dont la puissance est de 1 CV, la déduction sera de : (5 000 x 0,080) + 714 = 1 114 euros.
-Pour un parcours de 6 100 km effectué à titre professionnel avec une moto dont la puissance est supérieure à 5 CV, la déduction sera de : 6 100 x 0,276 = 1 684 euros.
En cas de frais réels plus élevés
Les éléments qui figurent dans les tableaux ci-dessus ne présentent qu'un caractère indicatif. Les contribuables peuvent faire état de frais plus élevés, à condition, bien entendu, d'apporter les justifications nécessaires. En effet, le barème kilométrique publié par l'administration prend en compte notamment les éléments suivants : dépréciation du véhicule, frais d'achat des casques et protections, frais de réparation et d'entretien, dépenses de pneumatiques, consommation de carburant et primes d'assurances. Mais certains frais ne sont pas pris en compte. Il s'agit notamment, des frais de garage, des frais de péage d'autoroute, des intérêts annuels afférents à l'achat à crédit du véhicule, retenus au prorata de son utilisation professionnelle. Les contribuables doivent alors déduire des frais exposés la part correspondant à l'usage privé qu'ils font de leur véhicule.
Source : BERNARD LE COURT, LES ECHOS
L'instruction du 12-01-2010 rappelle que sur le fondement de l'article R 142-8 du code des assurances, l'absence de faculté de rachat peut être stipulée dans les contrats d'assurance vie multisupport. L'insertion d'une telle clause entraîne l'indisponibilité des sommes versées au contrat.
Selon l'administration fiscale, ces clauses de non rachat temporaire ne remettent pas en cause l'existence d'une créance dans le patrimoine du souscripteur, y compris durant la période d'indisponibilité.
Cette indisponibilité temporaire n'a pas pour effet de rendre le contrat non imposable à l'ISF.
La valeur du contrat correspondant à la créance qui figure dans le patrimoine du souscripteur est imposable à l'ISF.
Le nouvel article 46 AZD du code général des impôts dispose que le contribuable ayant investi dans un logement placé sous le régime du loueur meublé non professionnel amendement CENSI BOUVARD, doit joindre à sa déclaration de revenus au titre de laquelle le bénéfice de la réduction d'impôt est demandé les documents suivants:
- Une note annexée à la déclaration de revenu ( cette note doit être établie conformément à un modèle fixé par l'administratio) et comprotant les éléments suivants:
- Identité et adresse du contribuable.
- L'adresse du ou des logements concernés.
- Pour les logements acquis en l'état futur d'achèvement ou les logements achevés depuis au moins quinze ans, la date d'achèvement du logement.
- L'engagement de louer le logement meublé pendant une durée de neuf ans au moins à l'exploitant de l'établissement ou de la résidence.
- Le prix d'acquisition ou de revient du logement retenu pour la détermination de la base de la réduction d'impôt.
- Une copie du bail conclu avec l'exploitant de l'établissement ou de la résidence mentionnant la date de prise d'effet de la location ainsi que, s'il y lieu, la durée totale, par année civile, des périodes d'occupation du logement que le propriétaire se réserve.
- Une copie de l'acte authentique d'acquisition du logement.
- Pour les logements achevés depuis au moins quinze ans ayant fait l'objet de travaux de réhabilitation :
- Les états descriptif du logement mentionés aux 1° et 2° de l'article 2 quindecies C. La personne mentionnée au premier alinéa de cet article qui établi ces états fournit également une attestation indiquant que l'ensemble des performances tecniques mentionnées au II de l'article 2 quindecies B est respecté, dont au moins une d'entre elles à la suite des travaux de réhabilitation concernés.
- Lorsqu'ils sont requis, les états prévus aux articles L 1334-5 et L 1334-13 du code de la santé publique fournis par le vendeur lors de la promesse de vente ou annesés à l'acte authentique de vente du logement;
- Pour les logements achevés depuis au moins quinze ans qui font l'objet de travaux de réhabilitation ;
- Les états et attestations précédentes.
- Lorsque le logement fait l'objet de travaux de la part( de l'acquéreur, une copie des factures des entreprises ayant réalisé les travaux.
- Pour les logements situés dans des résidences de tourisme, une copie de l'arrêté préfectoral portant classement de la résidence.
- Pour les logements situés dans des résidences services pour personnes âgées ou handicapées, une copi attestant de la délivrance de l'agrément prévue à l'article L 7232-3 du code du travail, par le gestionnaire des services.
En cas de changement d'exploitant au cours de la période couverte par l'engagement de location, le contribuable jopint à sa déclaration de revenus copie du bail conclu avec le nouvel exploitant.
Pour consulter le décret 3 Mars 2010 cliquer iciA l'instar du dispositif ZRR, le propriétaire peut occuper le logement sous les conditions suivantes:
- Le logement doit faire partie d'une résidence de tourisme classée.
- Le propriétaire doit acquitter à l'exploitant le prix normal normal du séjour. Le prix sera considéré comme normal s'il est au moins égal à 75% du prix public.
- Le règlement du prix des séjours devra s'effectuer par compensation avec les loyers que l'exploitant doit au propriétaire.
- La durée totale des périodes d'occupation ne doit pas excèder huit semaines par an.
- Le loyer déclaré par le propriétaire doit correspondre au loyer annuel qui aurait été normalement dû par l'exploitant en l'absence de toute occupation par le propriétaire.
instruction fiscale du 3 Mars 2010
Dispositif SCELLIER secteur libre:
Les plafonds de loyers mensuels par mètre carré de surface habitable,sont fixés pour 2010 à :
|
|
Zone A |
Zone B1 |
Zone B2 |
|
Secteur libre |
21,72 Euros |
15,10 Euros |
12,35 Euros |
Si vous avez choisi le dispositif SCELLIER intermédiaire:
Les plafonds mensuels de loyer par mètre carré de surface habitable, charges non comprises sont fixés pour 2010 à :
|
|
Zone A |
Zone B1 |
Zone B2 |
|
Secteur intermédiaire |
17,38 Euros |
12,08 Euros |
9,88 Euros |
Plafonds de ressources des locataires:
Pour les baux conclus, reconduits ou renouvelés en 2010, les plafonds annuels de ressources sont les suivants:
|
|
Zone A |
Zone B1 |
Zone B 2 |
|
Personne seule |
44 306 Euros |
32 910 Euros |
30 168 Euros |
|
Couple |
66 215 Euros |
48 328 Euros |
44 302 Euros |
|
Personne seule ou couple ayant une personne à charge |
79 595 Euros |
57 857 Euros |
53 036 Euros |
|
Personne seule ou couple ayant deux personnes à charge |
95 342 Euros |
70 020 Euros |
64 185 Euros |
|
Personne seule ou couple ayant trois personnes à charge |
112 867 Euros |
82 181 Euros |
75 334 Euros |
|
Personne seule ou couple ayant quatre personnes à charge |
127 005 Euros |
92 700 Euros |
84 976 Euros |
|
Majoration par personne à charge à partir de le cinquième |
+14 156 Euros |
+10 530 Euros |
+ 9 652 Euros |
Députés et sénateurs ont définitivement adopté, vendredi 18 déc. 2009, la loi de Finances 2010.
La réforme de la taxe professionnelle a été amendée jusqu'au dernier jour pour concilier les enjeux de solidarité et de compétitivité des collectivités locales. Députés et sénateurs ont approuvé la loi de Finances 2010 vendredi, au terme d'un débat marathon de deux mois et de nombreux revirements sur la taxe professionnelle, les niches fiscales, les exonérations à la taxe carbone et les aides à l'investissement locatif. Le budget modifie en profondeur la fiscalité des ménages, mais surtout des entreprises.
Taxe professionnelle :
Véritable loi dans la loi, l'article 2 a occasionné plus d'une centaine d'heures de débat. Il acte la suppression de la taxe professionnelle sur les équipements et biens mobiliers à compter du 1er janvier 2010. " C'est un texte très largement issu du Parlement, comme cela n'était jamais arrivé sur aucun texte ", a fait valoir le ministre du Budget, Eric Woerth, vendredi. La réforme coûtera 11,7 milliards d'euros à l'Etat l'an prochain, du fait des mesures provisoires prévues pour les perdants et des dégrèvements versés au titre de l'année précédente (plafonnement de la valeur ajoutée, etc.). En régime de croisière, la réforme représentera une baisse d'impôt annuelle de 4,3 milliards. La TP est remplacée par deux impôts, assis sur le foncier et sur la valeur ajoutée, pour toutes les entreprises dépassant 500.000 euros de chiffre d'affaires. La répartition entre collectivités et le mode de calcul de ces impôts locaux ont été réécrits à plusieurs reprises lors du débat parlementaire. Vendredi, le gouvernement a encore imposé une quarantaine d'amendements (!), dont certains permettent de concilier les enjeux de solidarité (chers au Sénat) et de compétitivité (chers aux députés) des collectivités locales. Pour les départements et les régions, 75 % du nouvel impôt économique seront versés selon la localisation réelle des entreprises et 25 % selon des critères de mutualisation : dépenses sociales et voiries pour les départements, nombre d'élèves et population pour les régions.
Taxe carbone :
La taxe carbone sera mise en oeuvre à compter du 1er janvier, dans l'objectif de réduire la consommation d'énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz). Il s'agit d'un impôt incitatif, sans réel rendement pour l'Etat, même si celui-ci récupérera 1,5 milliard d'euros auprès des entreprises. La tonne de CO2 émise sera facturée à hauteur de 17 euros. Concrètement, la réforme se traduira, l'an prochain, par une hausse de 4,11 centimes par litre d'essence et 4,52 centimes par litre de gazole. Les ménages acquitteront 2,7 milliards d'euros de taxe et se verront restituer autant sous forme de réduction d'impôt ou de " chèque vert ", pour les non-imposables, dès février. Députés et sénateurs sont parvenus à faire voter de multiples exonérations (handicapés, outre-mer, HLM, etc.), mais la plupart ont été annulés par le gouvernement. Au final, seules les professions exposées bénéficieront d'un régime de faveur : les transporteurs routiers, fluviaux et maritimes seront exonérés partiellement pendant au moins quatre ans, à hauteur de 35 % l'an prochain. Les agriculteurs et les pêcheurs n'acquitteront, eux, que le quart de la taxe.
Niches fiscales :
Les sénateurs ont convaincu les députés de réduire le plafond global des niches fiscales de 25.000 euros par ménage, plus 10 % des revenus, à 20.000 euros plus 8 % des revenus. Vendredi, le gouvernement a fait passer un amendement de dernière minute pour geler l'effet de ce durcissement sur les investissements dans les DOM et les projets de rénovation (Malraux) lancés avant le 1er janvier 2010. Outre ce plafonnement global, les parlementaires ont décidé de fiscaliser, à 50 %, les indemnités versées en cas d'accident du travail. A l'inverse, les sénateurs ont élargi la réduction d'impôt en cas de dons d'argent aux petits-enfants et arrière-petits-enfants, en relevant la limite d'âge de 65 à 80 ans.
Immobilier :
Le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt (loi Tepa) restera fixé à 40 % des intérêts versés la première année et 20 % les quatre années suivantes, pour les acquéreurs de logements situés dans des bâtiments basse consommation. Mais elle sera ramenée à 35 % la première année et à 15 % les quatre années suivantes, en cas d'acquisition d'un logement " non vert ".
Après plusieurs revirements, les parlementaires ont décidé d'accorder un an de sursis aux investisseurs locatifs (dispositif Scellier) qui acquièrent un logement gourmand en énergie : ce n'est qu'en 2011 qu'ils verront la réduction d'impôt ramené de 25 % à 15 % de leurs dépenses.
Source : LUCIE ROBEQUAIN, Les Echos le 21 décembre 2009
http://www.fidanciel.com/actualites-fiscales/impots--ce-qui-va-changer-en-2010
Vous pouvez déduire de votre revenu imposable, sous certaines conditions, les pensions que vous versez en argent ou en nature (hébergement et nourriture) à vos enfants, vos ascendants ou aux personnes âgées de plus de 75 ans qui vivent sous votre toit.
Toutefois, dans la plupart des cas, la somme déductible à ce titre est plafonnée : le montant de ce plafond dépend de la qualité du bénéficiaire.
Quelle que soit la qualité du bénéficiaire de la pension, sa déductibilité est subordonnée à ce que son montant ne soit pas disproportionné par rapport à vos ressources et correspondent aux besoins de son bénéficiaire.
Les pensions alimentaires que vous versez à vos enfants majeurs non comptés à charge et dans le besoin sont déductibles du revenu imposable, dans une limite fixée à 5 729 € par enfant pour les revenus perçus en 2008.
Ce plafond est doublé (soit 11 458 €) si vous justifiez participer seul à l'entretien du jeune ménage fondé par votre enfant.
Corrélativement, le montant imposable de la pension alimentaire reçue en 2008 par un enfant majeur ne peut excéder les mêmes limites.
Par ailleurs, si vous recueillez sous votre toit votre (ou vos) enfant(s) majeur(s), vous pouvez déduire, sans avoir à fournir de justifications, une somme représentative de l'hébergement et de la fourniture des repas égale à 3 296 €par enfant aidé durant toute l'année. Si l'hébergement ou l'état de besoin de l'enfant ne porte que sur une fraction de l'année, ce montant est réduit au prorata du nombre de mois concernés, tout mois commencé devant être retenu entièrement.
Les autres dépenses ou versements effectués en faveur de l'enfant au titre de l'obligation alimentaire sont pris en compte, pour leur montant réel et justifié. En tout état de cause, le montant total des dépenses forfaitaires et réelles exposées à titre de pension alimentaire n'est admis en déduction que dans les limites de 5 729 € et 11 458 € précitées.
Il n'existe pas de limite chiffrée pour cette déduction. Le montant de la pension déductible est uniquement déterminé en fonction des besoins de son bénéficiaire et des ressources de celui qui la verse. Vous devez apporter les justifications ou les explications propres à établir que les versements ont réellement été effectués.
Toutefois, si vous avez recueilli sous votre toit un ascendant sans ressources ou âgé de plus de 75 ans et percevant des ressources inférieures à 7 740,10 €pour une personne seule ou 13 557,33 € pour un couple soumis à imposition commune au titre de 2008, vous pouvez déduire de votre revenu global, à condition de pourvoir à tous ses besoins (nourriture, logement...) :
- sans avoir à fournir aucune justification, les dépenses de nourriture et de logement pour une somme fixée à 3 296 € pour l'année civile 2008,
- les dépenses ou versements autres que les dépenses de nourriture et de logement, effectués en exécution de l'obligation alimentaire, pour leur montant réel et justifié.
Enfin, si vous mettez un logement dont vous êtes propriétaire à la disposition de vos ascendants dans le besoin, vous pouvez déduire de votre revenu global, outre la valeur locative de cette habitation (ou, si vos parents versent un loyer, la différence entre la valeur locative normale du logement et le loyer qu'ils versent), le montant des charges locatives que vous réglez en leur lieu et place.
Attention : Si vous avez demandé à bénéficier de la réduction d'impôt pour l'emploi d'un salarié à la résidence d'un ascendant remplissant les conditions pour bénéficier de la prestation spécifique dépendance ou de l'allocation personnalisée d'autonomie, vous ne pouvez déduire aucune somme au titre des pensions alimentaires versée à ce même ascendant.
Vous pouvez déduire de votre revenu global une somme représentative des avantages en nature que consentez aux personnes âgées de plus de 75 ans qui vivent sous votre toit et dont le revenu imposable n'excède pas pour 2008 :
- 7 740,10 € pour une personne seule ;
- 13 557,33 € pour un couple marié.
Pour l'imposition des revenus de 2008, le plafond de déduction de ces frais d'accueil est fixé à 3 296 €.
Remarques :
· Pour les années suivantes, ce montant sera revalorisé en fonction de l'évolution de l'indice des prix hors tabac, comme le barème de l'impôt sur le revenu et les seuils et limites qui lui sont associés.
- Enfants mineurs
Si vous êtes divorcé ou en instance de divorce, vous pouvez déduire les pensions alimentaires versées pour l'entretien de vos enfants mineurs pour leur montant fixé par le juge. Toutefois, le jugement de divorce prévoit généralement un mécanisme d'indexation dont il est tenu compte sur le plan fiscal.
Par ailleurs, vous êtes également autorisé à revaloriser spontanément le montant de cette pension à condition :
- que le montant initial de la pension ait été fixé par décision judiciaire (jugement de divorce ou convention homologuée par le juge),
- que le montant de la revalorisation spontanée demeure compatible avec les besoins du bénéficiaire et vos ressources,
- et qu'il corresponde à un versement effectif.
A cet effet, vous pouvez vous référer, à la variation de l'indice moyen annuel des prix à la consommation.
Dans le cas des enfants naturels (enfants de parents non mariés ni pacsés) le parent qui ne compte pas l'enfant à charge peut déduire de son revenu global une pension alimentaire pour l'entretien de cet enfant à condition de l'avoir légalement reconnu. A défaut, le lien de parenté entre l'enfant et le contribuable n'étant pas établi, il ne peut exister d'obligation alimentaire de l'un envers l'autre et aucune pension ne peut alors être déduite.
- Ex-conjoint
Les pensions alimentaires (autres que celles versées pour l'entretien des enfants) versées à un ex-conjoint suite à une séparation de corps, un divorce ou dans le cadre d'une instance de divorce ou de séparation (lorsque les conjoints font l'objet d'impositions séparées), sont déductibles dans la limite du montant fixé par voie de justice, éventuellement revalorisé dans la limite des moyens du débiteur, des besoins du bénéficiaire et de l'évolution du coût de la vie (le coefficient de revalorisation maximum est publié chaque année par l'administration).
En revanche, lorsque les époux sont simplement séparés de fait, les sommes versées pour l'entretien du conjoint ne sont pas déductibles.
http://www.fidanciel.com/actualites-fiscales/deduire-des-pensions-alimentaires-versees-en-2008
Vous venez de recevoir votre déclaration préremplie (ou allez très prochainement la recevoir). Celle-ci présente quelques nouveautés par rapport à l'année dernière, du fait, notamment, de l'apparition de nouveaux dispositifs ou de l'aménagement de dispositifs existants.
Afin de vous aider dans vos démarches déclaratives, nous vous présentons un panorama des principaux changements affectant l'imposition des revenus perçus en 2008.
Les règles de calcul du nombre de parts fiscales attribuées aux contribuables veufs ont été assouplies à compter de l'imposition des revenus perçus en 2008.
Si vous êtes veuf(ve) avec des personnes à charge, vous pouvez désormais bénéficier, les années suivant celle du décès de votre conjoint, quelle que soit la filiation des enfants dont vous avez la charge, du même nombre de parts que les contribuables mariés ayant le même nombre de personnes à charge (soit 2 parts pour vous auxquelles s'ajoutent les parts des personnes qui sont à votre charge).
La distinction selon qu'il s'agit d'enfants issus ou non du mariage avec le conjoint décédé ou d'autres personnes à charge est supprimée.
Jusqu'alors, vous ne pouviez bénéficier de cette majoration que si vous aviez à charge au moins un enfant issu du mariage avec votre conjoint défunt (vous deviez alors cocher la case L, supprimée sur le formulaire à souscrire pour les revenus perçus en 2008).
Ainsi, vous bénéficierez de la majoration de quotient sans qu'il y ait lieu de distinguer selon que les enfants comptés à votre charge sont issus ou non du mariage avec le conjoint décédé.
Les salariés et dirigeants assimilés venant exercer leur activité en France depuis le 1er janvier 2008 bénéficient, sous certaines conditions, d'un nouveau régime d'exonération temporaire (5 ans) d'impôt sur le revenu au titre :
- du supplément de rémunération lié à l'impatriation (montant réel de la prime d'impatriation ou pour les salariés et dirigeants assimilés recrutés par une entreprise établie en France, sur option, évaluation forfaitaire de cette prime à 30 % de leur rémunération),
- ainsi que de la fraction de rémunération correspondant à l'activité exercée à l'étranger,
- et de la moitié de leurs revenus passifs (plus-values mobilières, revenus mobiliers, produits de droits d'auteurs) de source étrangère.
La fraction de la rémunération exonérée (prime d'impatriation et fraction de la rémunération correspondant à l'activité exercée à l'étranger) est plafonnée à 50 % de la rémunération totale. Toutefois, si vous y avez intérêt (cad si vous bénéficiez d'une forte prime d'impatriation) vous pourrez opter pour l'ancien dispositif de plafonnement : dans ce cas, seule la fraction de la rémunération exonérée au titre de l'activité exercée à l'étranger sera plafonnée à 20 % de la rémunération imposable et l'exonération de la prime d'impatriation n'est pas plafonnée.
Ce nouveau dispositif d'exonération est également ouvert aux personnes non salariées préalablement agréées, sous certaines conditions : l'exonération porte alors sur 30 % des revenus non salariaux perçus jusqu'au 31 décembre de la 5ème année civile suivant celle de leur impatriation.
Pour bénéficier de l'exonération, vous devez, quelle que soit votre nationalité ne pas avoir été fiscalement domicilié en France de façon ininterrompue au cours des 5 années civiles précédant celle de votre prise de fonctions dans l'entreprise établie en France et vous domicilier en France suite à un recrutement au sein de groupes internationaux ou direct par une entreprise établie en France à compter du 1er janvier 2008 (un régime d'exonération moins avantageux continue à s'appliquer aux personnes impatriées avant 2008).
Plusieurs cases ont été ajoutées dans le formulaire 2042 afin d'intégrer ces revenus exonérés dans le calcul du revenu fiscal de référence et de calculer les contributions sociales sur ces revenus (qui ne sont exonérés que de l'IR mais demeurent soumis aux prélèvements sociaux).
- Exonération des sommes issues d'un CET
Depuis le 22 août 2008, les sommes issues d'un compte épargne temps (CET) sont, dans la limite de 10 jours par an, exonérées d'impôt sur le revenu lorsqu'elles sont versées par un salarié sur un plan d'épargne pour la retraite collectif (PERCO) ou déductibles du salaire imposable lorsqu'elles sont versées sur un régime de retraite supplémentaire collectif et obligatoire ("article83").
Ces sommes nettes exonérées sont retenues pour le calcul du revenu fiscal de référence et doivent donc être portées lignes SM ou DN de la déclaration n° 2042 C.
- Déblocage exceptionnel de la participation en 2008
La loi pour le pouvoir d'achat a permis aux salariés de débloquer de manière anticipée, dans la limite de 10 000 € nets de prélèvements sociaux, les sommes qui ont été affectées à la réserve spéciale de participation (droits à participation aux résultats de l'entreprise) avant le 31 décembre 2007.
Les demandes de déblocage devaient avoir été présentées par le salarié au plus tard le 30 juin 2008.
- Stock-options
Le régime d'imposition des gains issus de la levée des stock-options est à nouveau aménagé à compter de l'imposition des revenus perçus en 2008. Ces aménagements ont conduit l'administration à modifier les modalités déclaratives de ces gains afin de les isoler des plus-values mobilières (VG) dont ils ne suivent plus systématiquement le même régime d'imposition.
En effet, pour les options attribuées jusqu'au 19 juin 2007, les moins-values de cession de valeurs mobilières sont imputables sur le montant des gains de levée d'options, et ce quel que soit le taux d'imposition applicable à ces gains (18 %, 30 % o
u 40 %), sauf en cas d'option pour l'imposition des gains de levée d'options selon les règles des traitements et salaires.
Pour les options attribuées depuis le 20 juin 2007, la loi TEPA a modifié la nature du gain de levée d'options en supprimant, pour l'imposition de ces gains le renvoi fait au régime général des plus-values de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux.
Ainsi, les moins-values de cession d'autres valeurs mobilières ou de droits sociaux subies, le cas échéant, au cours d'une année par les membres du foyer fiscal, ne sont plus imputables sur le gain de levée d'options. C'est la raison pour laquelle ces gains, même s'ils bénéficient du même régime d'imposition que les plus-values mobilières (attribution avant le 20 juin 2007) doivent être isolés et désormais être déclarés non plus en case VG mais en case VD.
Par ailleurs, les options sur titres et les attributions gratuites d'actions consenties à compter du 16 octobre 2007, sont soumises à une nouvelle contribution salariale de 2,5 % due au moment de la cession des titres. Cette contribution salariale, qui est assise sur le gain de levée d'option ou résultant de l'acquisition gratuite des actions, est établie, recouvrée et contrôlée comme la contribution sociale généralisée sur les revenus du patrimoine. Une nouvelle case (VS) a été créée sur la déclaration n° 2042 C destinée à renseigner les gains soumis à cette nouvelle contribution.
- Micro-entreprises BIC et BNC
A compter de l'imposition des revenus perçus en 2008, le bénéfice du régime des micro-entreprises (BIC et BNC) est maintenu pendant une période de deux années consécutives lorsque le seuil d'application du régime est franchi, à condition toutefois que le plafond d'application de la franchise en base de TVA ne soit pas dépassé (sauf bien entendu, pour les contribuables exonérés de TVA).
Ainsi, les entreprises qui sont en 2008 dans leur seconde année de dépassement du seuil des régimes de la franchise de TVA et du micro-entreprises pourront continuer à bénéficier de ce régime au cours de cette année.
Par ailleurs, l'abattement forfaitaire représentatif des frais et charges estcalculé sur l'ensemble des recettes (et non plus dans la seule limite d'application du régime micro) .
- Préremplissage des revenus mobiliers
Pour la première fois cette année, la plupart des revenus mobiliers sontpréremplis sur votre déclaration. Sont concernés l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers à l'exception toutefois de quatre rubriques :
- les "autres revenus distribués et revenus des structures soumises hors de France à un régime fiscal privilégié" (case GO),
- les "frais venant en déduction" (case CA),
- le "crédit d'impôt directive épargne et autres crédits d'impôt restituables" (case BG),
- "Impatriés : revenus perçus à l'étranger exonérés à hauteur de 50 %" (case DM).
Pour ces quatre rubriques, vous devez continuer à porter comme les années passées ces revenus ou ces frais sur la déclaration.
- Prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes
Pour les dividendes et distributions assimilées perçus depuis le 1er janvier 2008, vous avez désormais le choix entre deux modes d'imposition : la traditionnelle soumission au barème progressif de l'IR (dont le taux d'imposition peut atteindre 40 %) et l'application d'un nouveau prélèvement forfaitaire libératoire de l'IR (PFL) au taux de 18 %.
Toutefois, même si l'option pour le PFL peut sembler, a priori attractive (du fait du taux d'imposition réduit), elle se révèle en pratique très rarement intéressante compte tenu de son assiette élargie et de la perte de nombreux avantages fiscaux dont elle s'accompagne tant pour les revenus soumis aux PFL, que pour les revenus de même nature demeurant soumis à l'IR (voir sur ce point notre dossier de mars 2008 dans la rubrique "Archives" des dossiers).
Les revenus pour lesquels vous avez opté pour ce nouveau prélèvement forfaitaire libératoire en 2008 doivent être portés sur votre déclaration n° 2042, dans une nouvelle case ad hoc (DA).
- Plus-values mobilières
Le montant annuel des cessions de valeurs mobilières, au-delà duquel les plus-values deviennent imposables et doivent être reportées sur la déclaration de revenus, est fixé à 25 000 € au titre des cessions réalisées en 2008.
Par ailleurs, la pression fiscale portant sur ces plus-values subit une double hausse à compter de 2008 du fait de :
- la majoration de 16 à 18 % du taux forfaitaire de l'impôt,
- l'augmentation de 11 % à 12,1 % du taux global des prélèvements sociaux affectant les revenus du patrimoine (due à la création de la taxe RSA de 1,1%).
- Crédit d'impôt exceptionnel
Les contribuables imposables dans la première tranche du barème et dans le bas de la seconde (contribuables dont le revenu imposable par part est inférieur à 12 475 € en 2008) bénéficieront d'un crédit d'impôt exceptionnel.
Ce crédit d'impôt sera attribué automatiquement par l'administration, sans démarche de votre part, ni mention particulière à porter sur la déclaration des revenus (pour en savoir plus sur ce crédit d'impôt exceptionnel, consultez la rubrique "Actualités").
- Intérêts d'emprunts contractés pour la reprise d'une PME
Le dispositif de réduction d'impôt sur le revenu accordée au titre des intérêts d'emprunts contractés pour la reprise d'une société en vue d'y exercer des fonctions de direction est aménagé sur plusieurs points.
Pour les intérêts payés à partir du 1er janvier 2008, les plafonds annuels des intérêts d'emprunt retenus pour le calcul de l'avantage fiscal sont doublés. Ils sont ainsi portés à 20 000 € pour les personnes seules et à 40 000 € pour les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune, soit une réduction d'impôt maximale annuelle de 5 000 € ou 10 000 € selon la situation de la famille de l'acquéreur.
Par ailleurs, pour les emprunts conclus à compter du 28 avril 2008 :
- la fraction minimale du capital de la société reprise qui doit être acquise par le repreneur est fixée à 25 %, au lieu de 50 % auparavant,
- cette fraction peut être appréciée en tenant compte des participations des autres membres de la famille de l'intéressé ou des autres salariésparticipant à l'opération de reprise de l'entreprise.
- Equipement de l'habitation principale en faveur des économies d'énergie et du développement durable
Afin de tenir compte de l'évolution du marché et de l'état des techniques, les critères de performance exigés pour certains équipements éligibles au crédit d'impôt ont été modifiés par un arrêté ministériel publié fin 2007.
Ces nouvelles dispositions applicables aux dépenses réalisées à compter du 1er janvier 2008 concernent les matériaux d'isolation thermique, les pompes à chaleur spécifiques, les équipements de chauffage, de production d'eau chaude indépendants et chaudières fonctionnant au bois ou autres biomasses, autres que les chaudières à basse température et à condensation.
Pour les dépenses engagées ou réalisées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2007, dont le paiement intervient à compter du 1er janvier 2008, l'administration admet toutefois de retenir, pour l'appréciation du caractère éligible de l'équipement ou matériel, les critères de performance exigés à la date de la réalisation ou l'engagement de la dépense.
- Primes versées en exécution d'accords d'intéressement
Un nouveau crédit d'impôt est institué en faveur des entreprises soumises à un régime réel d'imposition, au titre des primes versées en exécution d'accords d'intéressement conclus entre le 4 décembre 2008 et le 31 décembre 2014. Le crédit d'impôt est égal à 20% du montant des primes versées.
Le régime fiscal des résidences avec services présentant une utilité économique ou sociale s'aligne sur le dispositif Scellier. Du coup, les particuliers peuvent obtenir jusqu'à 75.000 euros de réduction d'impôt.
Coup de théâtre pour les investissements dans les résidences avec services louées en meublé non-professionnel. Le régime du LMNP (loueur en meublé non professionnel) vient d'être revu et corrigé par la loi de finances rectificative pour 2009. " La réduction d'impôt accordée aux loueurs en meublé non professionnels, qui investissent dans les résidences avec services, s'aligne sur le régime de la loi Scellier ", remarque Me Jean-Louis Le Boulc'h, avocat spécialiste en droit fiscal au cabinet Agik'a.
Quelle réduction d'impôt ?
La réduction d'impôt se calcule sur le prix de revient des logements retenu pour sa fraction inférieure à 300.000 euros. Le taux de la réduction d'impôt se chiffre à 25% pour les logements acquis en 2009 et en 2010. Et à 20% pour ceux achetés en 2011 et en 2012. L'investisseur étale la réduction d'impôt sur neuf ans.
Quel autre avantage fiscal ?
S'agissant d'un bien neuf donné en location dans le cadre d'un bail commercial, l'investisseur a droit au remboursement de la TVA. A noter que l'obligation de conclure un bail d'une durée ferme de neuf ans avec l'investisseur ne figure pas dans le texte de loi.
Quels biens visés ?
- Les résidences de tourisme classées,
- les établissements dédiés à l'accueil des personnes âgées ou handicapées,
- les logements affectés à l'accueil des familles de ces personnes,
- les résidences avec services pour étudiants,
- et les établissements de soins longue durée.
Quand s'appliquera cette mesure ?
En théorie dès la promulgation de la loi, attendue très prochainement. En pratique, après la parution d'un décret d'application. Ce texte précisera notamment s'il sera possible d'acquérir plusieurs logements par an, dans la limite du seuil de 300.000 euros prévu par la loi.
Pourquoi cet assouplissement ?
Suite au tour de vis fiscal donné à compter du 1er janvier 2009 au régime du LMNP, les investisseurs avaient quasiment déserté le marché. Ils préféraient s'orienter sur le nouveau dispositif Scellier, qui commence à booster la vente de logements neufs non meublés, destinés à la résidence principale du locataire. Le régime du LMNP mis en place depuis le début de cette année, se limitait à une réduction d'impôt de 5% du prix des logements.
En accordant une réduction d'impôt de 20%, voire 25% pour " déstocker " le marché des résidences avec services, ce dispositif temporaire est nettement plus généreux. Reste aux investisseurs à être très vigilants sur la qualité et la solvabilité de l'exploitant afin d'éviter les mauvaises surprises.
MARTINE DENOUNE, les Echos
cliquer ici, pour plus d'infos sur la nouvelle loi Censi-Bouvard
L'indice de référence des loyers (IRL), qui indexe les loyers des particuliers, a augmenté de 2,24 % au premier trimestre sur un an, a annoncé hier l'Insee.
Cet indice avait déjà enregistré une hausse de 2,83 % au quatrième trimestre 2008. La poursuite de sa progression malgré la récession s'explique par le décalage dans le temps de l'élaboration de l'IRL par rapport à l'indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers, sur lequel il est fondé.
L'IRL correspond à la moyenne des prix sur les douze derniers mois et reflète donc encore la hausse passée des prix à la consommation alors qu'elle n'est plus, en mars, que de 0,2 % par rapport à mars 2008.
Consultez notre solution : FONDS D’INVESTISSEMENT 100% PHOTOVOLTAÏQUE/HOLDING SOLAIRE 2
La réduction d'ISF dont profitent les contribuables qui investissent dans des PME pourrait passer de 50.000 à 100.000 euros. Bercy étudie actuellement la question.
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a confirmé dimanche qu'elle avait demandé à ses services de se pencher sur la question d'un relèvement du plafond des sommes donnant droit à une réduction de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), en cas d'investissement dans une PME.
"J'ai demandé à mes services de regarder, ça ne veut pas dire qu'on va le faire, mais ça mérite d'être regardé" pour voir "les avantages et les inconvénients", a poursuivi la ministre , a-t-elle expliqué lors du "grand jury" RTL-Le Figaro-LCI, soulignant que ce serait "au président de la République et Premier ministre de décider ce qu'il est approprié de faire".
"Ce dont les PME ont le plus besoin, c'est de fonds propres, c'est du capital", a fait valoir Mme Lagarde, soulignant que cette mesure avait déjà permis de "récolter près d'un milliard d'euros" pour renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises.
Les assujettis à l'ISF ont actuellement la possibilité de réduire leur facture fiscale à hauteur de 75% (pour l'investissement direct ou 50% via une intermédiation), dans une limite fixée à 50.000 euros. Le quotidien La Tribune avait affirmé vendredi que le gouvernement envisageait de relever ce plafond à 100.000 euros.
Source AFP, Les Echos
La baisse d'impôt sur le revenu, annoncée le 18 février dans la cadre du sommet social, efface les deux prochains tiers provisionnels pour ceux qui sont dans la première tranche d'imposition à 5,5%. Le gain moyen sera, pour eux, de 200 euros. 6 millions de foyers sont concernés.
Le projet de loi de Finances rectificative pour 2009, a été voté jeudi 19 mars à l'Assemblée nationale et mercredi 1er avril au Sénat. Il prévoit notamment les modalités de mise en oeuvre de la réduction d'impôt annoncée par Nicolas Sarkozy lors du sommet social du 18 février dernier. Les détails de la réduction ou du crédit d'impôt exceptionnels ont été adoptés dans des termes identiques par les deux assemblées. Elles ne sont donc plus susceptibles de modification et s'appliqueront en l'état à compter de la publication de la loi. Voici le détail du nouveau dispositif.
Concrètement, les deux prochains tiers provisionnels, à payer en mai et septembre au titre de l'impôt sur le revenu (IR), sont effacés, mais pour les contribuables les plus modestes seulement. Cette mesure est provisoire et ne concerne que l'impôt sur le revenu à payer en 2009. Dès 2010, tout redevient normal. "6 millions de foyers vont voir leur impôt diminuer, pour un coût de 1,1 milliard d'euros", a expliqué Christine Lagarde, la ministre de l'Economie.
Les bénéficiaires des niches fiscales ne profiteront pas des nouvelles baisses d'impôtPour éviter que ces baisses d'impôt exceptionnelles ne profitent aux ménages les plus aisés qui payent peu d'impôt parce qu'ils utilisent à plein les niches fiscales, les parlementaires ont adopté une disposition du rapporteur du texte, Gilles Carrez (UMP), visant à exclure les contribuables aisés du dispositif.
L'amendement, désormais intégré dans la loi, précise que ce crédit d'impôt exceptionnel, au bénéfice des contribuables modestes de la première tranche (5,5%), ne doit pas bénéficier aux ménages plus aisés, qui se retrouvent aussi dans cette tranche, parce qu'ils ont réduit leur revenu net imposable par le jeu d'investissements patrimoniaux défiscalisants, aussi appelé "niches fiscales". L'ensemble des dispositifs produisant des déficits fonciers sont visés : le "Malraux", le "Loueur en Meublé Professionnel (LMP)" ou les " monuments historiques" Les personnes qui profitent d'exonérations après le calcul de leur barème d'imposition (services à la personne, etc.) ne sont, en revanche, pas visées.
Quels sont les bénéficiaires ?
Il s'agit des contribuables les plus modestes : ceux qui sont dans la première tranche d'imposition ou légèrement au-dessus. Sont concernés ceux dont le revenu fiscal de référence 2008 est, par part, compris entre 5.852 et 11.673 euros (première tranche de l'IR). Pour eux, les deux derniers tiers provisionnels de l'impôt restant à payer seront purement et simplement supprimés.
Ceux qui relèvent de cette même tranche à 5,5%, mais qui ne paient pas d'impôt sur le revenu parce qu'ils bénéficient de crédits d'impôt (prime pour l'emploi par exemple), pourront aussi profiter du nouveau dispositif. La réduction d'impôt leur sera servie sous forme d'un chèque du Trésor public égal au deux tiers du montant de l'impôt qu'ils auraient dû payer s'ils n'avaient pas bénéficier du mécanisme du crédit d'impôt. L'avantage fiscal ne se limite donc pas à produire une baisse d'impôt, mais il vient aussi majorer les restitutions dues au titres des autres crédits d'impôt.
Qu'en est-il pour ceux qui dépassent légèrement la première tranche ?
Ceux dont les revenus imposables sont supérieurs au seuil de 11.673 euros, mais inférieurs à 12.475 euros, profiteront eux aussi d'une réduction, mais dégressive de manière linéaire, donc moins importante.
"L'application du crédit d'impôt exceptionnel aux seuls revenus de la première tranche aurait eu pour conséquence de produire un effet de seuil important entre un contribuable dont le revenu imposable serait de 11.673 euros, soit la limite supérieure de la tranche à 5,5%, et un contribuable déclarant un revenu imposable de 11.674 euros, soit le début de la tranche à 14%. Pour un euro de différence, le premier n'aurait à payer qu'un tiers de l'impôt dû, soit 107 euros, alors que le second serait redevable de 320 euros", selon le rapport Marini.
Pour éviter cet effet de seuil, un avantage dégressif " décroissant linéairement " à partir de 11.673 euros a été instauré. Il réduit le montant du crédit pour atteindre une somme nulle lorsque le revenu net imposable par part atteint 12.475 euros. Cette limite correspond à la première moitié de la deuxième tranche dont le plafond est fixé à 25.926 euros.
Exemple. Ainsi, un couple actif avec deux enfants, soit 3 parts de quotient familial, commence à percevoir un crédit d'impôt à partir de 22.825 euros de revenu net imposable. Cet avantage progresse jusqu'à un pic de 640 euros de crédit d'impôt pour un revenu de 35.020 euros (limite supérieure de la tranche à 5,5%). Puis, cet avantage décroît progressivement et s'annule lorsque le revenu net imposable atteint 37.427 euros.
La réduction varie-t-elle en fonction de la composition de la famille ?
La formule retenue pour apprécier le droit au crédit d'impôt prend effectivement en compte la composition de la famille puisque le revenu net à prendre en compte est divisé par le nombre de parts de quotient familial, le plafond étant fixé à 12.475 euros par part. "Ainsi, le revenu du foyer fiscal éligible à la mesure croît avec le nombre de membres composant la famille, conformément à la technique du quotient familial", explique le sénateur (UMP) Philippe Marini dans son rapport. Le tableau ci-dessous, issu du même rapport, indique l'évolution du plafond de revenu net imposable au niveau duquel le crédit d'impôt s'annule.
| Nombre de parts | Situations familiales | Plafond du revenu net imposable par foyer |
| 1 | Célibataire | 12.475 euros |
| 1,5 | Personne seule ayant eue des enfants | 19.117 euros |
| 2 | Couple sans enfant | 24.950 euros |
| 2,5 | Couple ou personne seule avec un enfant | 31.187 euros |
| 3 | Couple avec deux enfants | 37.425 euros |
| 4 | Couple avec trois enfants | 49.900 euros |
| 5 | Couple avec quatre enfants | 62.375 euros |
| 6 | Couple avec cinq enfants | 74.850 euros |
Source : rapport Marini, n°306.
Quel revenu faut-il prendre en compte ?
Il ne s'agit plus du revenu net imposable, comme indiqué dans le projet de loi. Suite à un amendement du député Charles de Courson _ et pour apporter le correctif nécessaire au problème de justice fiscale selon lequel des contribuables aux revenus très élevés peuvent avoir un revenu net imposable très bas, grâce à de nombreux abattements et charges qui les font entrer dans la tranche d'imposition à 5,5% _, il s'agit finalement du revenu fiscal de référence.
C'est quoi le revenu fiscal de référence ?
Le revenu fiscal de référence s'entend du revenu net imposable soumis au barème progressif majoré pour l'essentiel :
- des heures supplémentaires ou complémentaires exonérées ;
- des plus-values sur valeur mobilière soumises au taux proportionnel de 18 %, auquel il convient d'ajouter les prélèvements sociaux de 12,1 % ;
- des produits de placement à revenu fixe ou variable soumis au prélèvement forfaitaire libératoire ;
- du montant de l'abattement de 40 % applicable aux dividendes pour la fraction excédant l'abattement fixe de 1.525 euros pour les personnes seules ou 3.050 euros pour les couples ;
- des bénéfices exonérés totalement ou partiellement pour certaines entreprises (nouvelles ZFU, Corse) ;
- des revenus exonérés des impatriés et des fonctionnaires internationaux ;
- des revenus exonérés en France des salariés détachés à l'étranger ;
- des indemnités de fonction des élus locaux soumis à retenue à la source ;
- de certaines charges déductibles du revenu global (cotisations d'épargne retraite et Sofipêche).
Quel gain moyen ?
Le gain moyen pour ceux qui sont dans la première tranche à 5,5% sera, selon Bercy, de 200 euros. Il sera en moyenne de 130 euros pour ceux qui sont dans le début de la deuxième tranche à 14%. (Voir aussi les simulations de Bercy, ci-dessous).
Pour les contribuables dont le revenu net imposable par part est inférieur ou égal à 11.673 euros, soit le montant maximum de la tranche imposable à 5,5%, ce sont en principe les deux tiers des impôts qui sont ainsi annulés. Ainsi un impôt de 900 euros donne lieu à une réduction de 600 euros
Quelles formalités faut-il accomplir pour bénéficier de la réduction d'impôt ?
L'administration fiscale va écrire directement aux personnes éligibles pour les informer. A titre conservatoire, les contribuables qui relevaient de la tranche à 5,5% l'an dernier devraient voir leur 2ème tiers ou leurs mensualités automatiquement suspendus. Pour ceux qui sont mensualisés, les paiements mensuels seront suspendus à compter du mois de mai. Enfin, pour 70% des ménages qui ne payent leur impôt qu'une seule fois en septembre, l'avantage sera pris en compte à ce moment.
Les deux millions de contribuables qui bénéficient actuellement d'une restitution d'impôt bénéficieront de "la baisse des deux tiers de l'impôt brut en septembre", selon Bercy, sous forme d'une augmentation du chèque de restitution qui leur est envoyé par le Trésor public (voir exemple 3, ci-dessous).
Quelles conséquences sur les déclarations de revenus à remplir avant l'été ?
Aucune. Ceux qui sont concernés par les nouvelles réductions d'impôt doivent déclarer leurs revenus 2008 dans les conditions habituelles : avant le 29 mai pour les déclarations papier ou en juin pour les déclarations par Internet (3 dates limites selon les zones).
Exemple 1 : un couple marié avec deux enfants, 1ère tranche
Il s'agit d'un couple avec deux enfants, dont l'un des deux parents seulement travaille. Ils déclarent un revenu de 36.000 euros. Ils sont dans la première tranche d'imposition à 5,5%. Suivant ce barème, leur cotisation d'impôt s'élève à 793 euros. Avec le nouveau dispositif, leur réduction d'impôt atteint, selon Bercy, 528 euros.
Exemple 2 : couple marié avec deux enfants, 2ème tranche
Il s'agit d'un couple avec deux enfants, dont l'un des deux parents seulement travaille. Ils déclarent un revenu de 40.000 euros. Ils sont dans le début de la deuxième tranche d'imposition à 14%. Suivant ce barème, leur cotisation d'impôt s'élève à 1.098 euros. Mais comme le revenu de la famille est inférieur à 12.475 euros, ils bénéficient d'un allégement dégressif de leur impôt. Avec le nouveau dispositif, leur réduction d'impôt atteint, selon Bercy, 379 euros.
Exemple 3 : couple pacsé sans enfant
Il s'agit d'un couple pacsé. Ils touchent tous les deux le SMIC, l'un pour un travail à temps plein temps, l'autre pour temps partiel (80%). Ils déclarent un revenu de 23.650 euros. Ils sont dans la première tranche d'imposition à 5,5%. Suivant ce barème, leur cotisation d'impôt s'élève à 359 euros. Ils touchent la prime pour l'emploi à hauteur de 1.492 euros. ils ne sont donc pas imposés et bénéficient d'un chèque du Trésor public de 1.133 euros (1.492 - 359). Avec le nouveau dispositif, ils bénéficient d'une réduction de deux tiers de leur impôt, soit 240 euros. Au final le Trésor public leur restituera donc davantage : 1.133 euros + 240 euros, soit 1.373 euros au total.
Exemple 4 : personne seule avec un enfant
Il s'agit d'une personne qui élève seul son enfant, qui travaille à temps plein et fait des heures supplémentaires. Elle déclare un revenu de 25.000 euros (environ deux Smic) et touche aussi 1.200 euros au titre des d'heures supplémentaires, exonérées d'impôt. Elle est dans la première tranche d'imposition à 5,5%. Suivant ce barème, sa cotisation d'impôt s'élève à 388 euros. Avec le nouveau dispositif, sa réduction d'impôt atteint, selon Bercy, 306 euros.
MIREILLE WEINBERG, Les Echos
Le vote du collectif budgétaire, ce jour à l'Assemblée nationale, a réservé peu de surprise. La suspension pour 2009 du bouclier fiscal a été écartée par les députés, de même que la taxation exceptionnelle des hauts revenus. Les bénéficiaires des niches fiscales ont en revanche été exclus de nouveau crédit d'impôt, également voté dans ce texte.
Le vote du collectif budgétaire ce jour à l'Assemblée, qui intervient en pleine journée de grève et de manifestations face à la crise, n'a pas été de tout repos. Mais, pour finir, il réserve peu de surprise. Les amendements adoptés en commission des Finances contre l'avis du gouvernement visant à surtaxer les hauts revenus ont été rejetés, de même que la proposition visant à supprimer le bouclier fiscal pour 2009. Un geste a cependant été fait pour éviter que les baisses d'impôt également votées ce jour par les députés (suspension des deux prochains tiers provisionnel de l'impôt sur le revenu), qui doivent profiter aux contribuables assujettis à la première tranche de l'impôt sur le revenu (5,5%), ne s'appliquent aussi à des personnes beaucoup plus aisées. Par le jeu des différents dispositifs défiscalisants autrement appelés "niches fiscales", celles-ci pourraient en effet se retrouver dans la première tranche d'imposition et du coup prétendre aux nouvelles baisses d'impôts. Pour éviter cela, les bénéficiaires de ces niches fiscales ont été expressément exclus du nouveau crédit d'impôt. Le texte sera soumis au Sénat à partir du 31 mars.
Le bouclier fiscal maintenu en l'état
La majorité UMP a rejeté un amendement visant à "suspendre" le bouclier fiscal pour les revenus de 2009. Soutenu par la gauche, l'amendement du député UMP René Couanau a été largement rejeté par 102 voix UMP contre 32 (PS, PCF, les UMP René Couanau et François Goulard ainsi que François Bayrou et l'ex-UMP Daniel Garrigue). Estimant que "la situation de 2009, n'était pas celle de 2007", l'élu d'Ille-et-Vilaine a appelé ses collègues à "donner un signal fort à l'opinion". "L'intelligence, c'est l'adaptation", a-t-il ajouté en invitant ses collègues de l'UMP à regarder "lucidement" la situation en temps de crise.
"La réactivité oui, mais on ne doit pas changer d'avis tous les quatre matins", a répondu Eric Woerth (Budget) en défendant la politique fiscale du gouvernement. La répartition des bénéficiaires du bouclier fiscal en 2008 montre que les 834 contribuables les plus riches (patrimoine de plus de 15,5 millions d'euros) ont touché chacun un chèque moyen de 368.261 euros du fisc, "soit l'équivalent de 30 années de Smic", a révélé mercredi Didier Migaud, le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée.
Pas de taxe exceptionnelle sur les hauts revenus
La majorité UMP a également rejeté un amendement du président de la commission des Affaires sociales, Pierre Méhaignerie (UMP), visant à mettre en place une contribution sur les plus hauts revenus. "Si nous ne donnons pas ce signe, alors nous faisons une erreur majeure!", a déclaré le villepiniste François Goulard en allusion aux mouvements sociaux. "Vous en paierez le prix" lors des prochaines élections, a lancé Henri Emmanuelli (PS) en direction des bancs UMP. S'en prenant à la gauche mais aussi à M. Méhaignerie, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a fustigé "cette tentation naturelle de refaire en permanence 1793". Endossant volontiers "le mauvais rôle", il a lancé: "nous avons besoin de chaque Français", y compris "ceux qui sont les plus fortunés".
L'amendement défendu par Charles de Courson (Nouveau Centre) devait subir le même sort. L'élu centriste proposait d'augmenter de 40 à 45% le taux de la tranche supérieure de l'IR pour les années 2008 et 2009. "Dans cette période de crise, il est économiquement efficace et socialement juste de demander aux catégories les plus aisées un effort financier supplémentaire", a-t-il plaidé.
L'Assemblée a également rejeté un amendement PCF visant à instaurer une plus grande progressivité de l'impôt sur le revenu (IR), en créant huit tranches allant de 14% à 54,8%.
Les bénéficiaires des niches fiscales exclus du nouveau crédit d'impôt
L'Assemblée nationale a adopté ce matin l'article 1 du collectif budgétaire qui vise, conformément à la promesse de Nicolas Sarkozy, à effacer les deux prochains tiers provisionnels, à payer en mai et septembre au titre de l'impôt sur le revenu (IR), pour les contribuables les plus modestes. En profiteront ceux qui sont dans la première tranche d'imposition ou légèrement au-dessus, c'est-à-dire ceux dont le revenu net en 2008 est, par part, compris entre 5.852 et 11.673 euros (première tranche de l'IR). Mais, pour éviter que ce crédit d'impôt exceptionnel ne profite aux ménages les plus aisés qui payent peu d'impôt parce qu'ils utilisent à plein les niches fiscales, les députés ont aussi adopté une disposition du rapporteur du texte, Gilles Carrez (UMP), déjà votée à l'unanimité par la commission des Finances de l'Assemblée, visant à exclure ces contribuables aisés du dispositif.
L'amendement de M. Carrez précise que ce crédit d'impôt exceptionnel, au bénéfice des contribuables modestes de la première tranche (5,5%), ne doit pas bénéficier aux ménages plus aisés, qui se retrouvent aussi dans cette tranche, parce qu'ils ont réduit leur revenu net imposable par le jeu d'investissements patrimoniaux défiscalisants, aussi appelé "niches fiscales".
"L'ensemble des dispositifs à fort effet de levier sont touchés, précisent Isabelle Cahez et Jean-Brieuc Hery du service stratégie patrimoniale de l'étude Monassier à Paris. Ainsi, les contribuables qui profitent du dispositif de Loueur en Meublé Professionnel (LMP), les propriétaires de monuments historiques ou immeubles "Malraux" qui engagent des dépenses de restauration, le nu-propriétaire engageant des dépenses de grosses réparations ou encore les propriétaires d'espaces naturels labellisés, ne pourront pas profiter de la nouvelle baisse d'impôt". Les personnes qui profitent d'exonérations après le calcul de leur barème d'imposition (services à la personne, etc.) ne sont, en revanche, pas visées.
MIREILLE WEINBERG, Les Echos (sources)
19/03/09
La baisse d'impôt sur le revenu, annoncée le 18 février dans la cadre du sommet social, efface les deux prochains tiers provisionnels pour ceux qui sont dans la première tranche d'imposition à 5,5%. Le gain moyen sera, pour eux, de 200 euros. 6 millions de foyers sont concernés.
Le projet de loi de Finances rectificative pour 2009, a été présenté le mercredi 4 mars en Conseil des ministres. Il prévoit notamment les modalités de mise en oeuvre de la réduction d'impôt annoncée par Nicolas Sarkozy lors du sommet social du 18 février dernier. Elles doivent maintenant être soumises aux parlementaires qui les examineront à compter du 17 mars.
Concrètement, les deux prochains tiers provisionnels, à payer en mai et septembre au titre de l'impôt sur le revenu (IR), seront, si les mesures sont adoptées en l'état, effacés, mais pour les contribuables les plus modestes seulement. "6 millions de foyers vont voir leur impôt diminuer, pour un coût de 1,1 milliard d'euros", a expliqué Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, lors d'une conférence de presse. Explications et simulations.
Quels seraient les bénéficiaires de cette réduction d'impôt ?
Il s'agit des contribuables les plus modestes : ceux qui sont dans la première tranche d'imposition ou légèrement au-dessus. Sont concernés ceux dont le revenu net en 2008 est, par part, compris entre 5.852 et 11.673 euros (première tranche de l'IR). Pour eux, les deux derniers tiers provisionnels de l'impôt restant à payer seront purement et simplement supprimés.
Ceux qui relèvent de cette même tranche à 5,5%, mais qui ne paient pas d'impôt sur le revenu parce qu'ils bénéficient de crédits d'impôt (prime pour l'emploi par exemple), pourront aussi profiter du nouveau dispositif. La réduction d'impôt leur sera servie sous forme d'un chèque du Trésor public égal au deux tiers du montant de l'impôt qu'ils auraient dû payer s'ils n'avaient pas bénéficier du mécanisme du crédit d'impôt.
Ceux dont les revenus imposables sont supérieurs au seuil de 11.673 euros, mais inférieurs à 12.475 euros, profiteront eux aussi d'une réduction, mais dégressive de manière linéaire, donc moins importante.
Quel gain moyen ?
Le gain moyen pour ceux qui sont dans la première tranche à 5,5% sera, selon Bercy, de 200 euros. Il sera en moyenne de 130 euros pour ceux qui sont dans le début de la deuxième tranche à 14%. (Voir aussi les simulations de Bercy, ci-dessous).
Quelles formalités faut-il accomplir pour bénéficier de la réduction d'impôt ?
L'administration fiscale devrait s'adresser directement aux personnes éligibles pour les informer. A titre conservatoire, les contribuables qui relevaient de la tranche à 5,5% l'an dernier devraient voir leur 2ème tiers ou leurs mensualités automatiquement suspendus. Pour ceux qui sont mensualisés, les paiements mensuels seront suspendus à compter du mois de mai. Enfin, pour 70% des ménages qui ne payent leur impôt qu'une seule fois en septembre, l'avantage sera pris en compte à ce moment.
Les deux millions de contribuables qui bénéficient actuellement d'une restitution d'impôt bénéficieront de "la baisse des deux tiers de l'impôt brut en septembre", selon Bercy, sous forme d'une augmentation du chèque de restitution qui leur est envoyé par le Trésor public (voir exemple 3, ci-dessous).
Quelles conséquences sur les déclarations de revenus à remplir avant l'été ?
Aucune. Ceux qui sont concernés par les nouvelles réductions d'impôt doivent déclarer leurs revenus 2008 dans les conditions habituelles : avant le 29 mai pour les déclarations papier ou en juin pour les déclarations par Internet (3 dates limites selon les zones).
Exemple 1 : un couple marié avec deux enfants, 1ère tranche
Il s'agit d'un couple avec deux enfants, dont l'un des deux parents seulement travaille. Ils déclarent un revenu de 36.000 euros. Ils sont dans la première tranche d'imposition à 5,5%. Suivant ce barème, leur cotisation d'impôt s'élève à 793 euros. Avec le nouveau dispositif, leur réduction d'impôt atteint, selon Bercy, 528 euros.
Exemple 2 : couple marié avec deux enfants, 2ème tranche
Il s'agit d'un couple avec deux enfants, dont l'un des deux parents seulement travaille. Ils déclarent un revenu de 40.000 euros. Ils sont dans le début de la deuxième tranche d'imposition à 14%. Suivant ce barème, leur cotisation d'impôt s'élève à 1.098 euros. Mais comme le revenu de la famille est inférieur à 12.475 euros, ils bénéficient d'un allégement dégressif de leur impôt. Avec le nouveau dispositif, leur réduction d'impôt atteint, selon Bercy, 379 euros.
Exemple 3 : couple pacsé sans enfant
Il s'agit d'un couple pacsé. Ils touchent tous les deux le SMIC, l'un pour un travail à temps plein temps, l'autre pour temps partiel (80%). Ils déclarent un revenu de 23.650 euros. Ils sont dans la première tranche d'imposition à 5,5%. Suivant ce barème, leur cotisation d'impôt s'élève à 359 euros. Ils touchent la prime pour l'emploi à hauteur de 1.492 euros. ils ne sont donc pas imposés et bénéficient d'un chèque du Trésor public de 1.133 euros (1.492 - 359). Avec le nouveau dispositif, ils bénéficient d'une réduction de deux tiers de leur impôt, soit 240 euros. Au final le Trésor public leur restituera donc davantage : 1.133 euros + 240 euros, soit 1.373 euros au total.
Exemple 4 : personne seule avec un enfant
Il s'agit d'une personne qui élève seul son enfant, qui travaille à temps plein et fait des heures supplémentaires. Elle déclare un revenu de 25.000 euros (environ deux Smic) et touche aussi 1.200 euros au titre des d'heures supplémentaires, exonérées d'impôt. Elle est dans la première tranche d'imposition à 5,5%. Suivant ce barème, sa cotisation d'impôt s'élève à 388 euros. Avec le nouveau dispositif, sa réduction d'impôt atteint, selon Bercy, 306 euros.
Mireille Weinberg - Sources Les Echos
http://www.fidanciel.com/actualites-fiscales/baisse-dimpot--modalites-pratiques-et-simulations